sorti le 18 aout aux éditions dédicaces : LE FANTOME DU QUAI D'EN FACE/livre à couverture souple, ¤12.36

sorti le 18 aout aux éditions dédicaces : LE FANTOME DU QUAI D'EN FACE/livre à couverture souple, ¤12.36
Les éditions Dédicaces ont été créées pour les auteurs, les poètes, les lecteurs et les amoureux des Lettres. Nous avons pour tâche principale de faciliter les démarches de l'artiste en vue de l'édition de son ½uvre. Nous connaissons les difficultés qu'un auteur peut rencontrer sur sa route lorsque vient le moment de publier son ouvrage, c'est pourquoi nous tenons à l'aider.

Les éditions Dédicaces souhaitent établir un rapprochement entre les auteurs et les lecteurs en organisant régulièrement des lancements dédicaces et des événements culturels de toutes sortes. Les éditions Dédicaces diffusent leurs ouvrages dans les boutiques en ligne PriceMinister.com, Biblio.com, AuthorsBookshop.com, Abebooks.ca, et autres. Les ouvrages ont aussi répertoriés dans les outils de recherche Memento (Québec) et Electre (France), les rendant disponibles dans toutes les bonnes librairies.

Les éditions Dédicaces ont été fondées par l'auteur Guy Boulianne. Ce dernier ½uvre dans le domaine culturel depuis 1983 alors qu'il publiait son tout premier recueil de poésie « Avant-propos d'un prince fou ». Le nom de Guy Boulianne figure dans le «Dictionnaire des poètes d'ici - de 1606 à nos jours» (éd. Guérin, Québec).

En 2003, il fut nommé au sein du Research Board of Advisors de l'American Biographical Institute (Caroline du Nord, USA) et en 2008 il fut accepté au sein de l'International Biographical Center, à Cambridge, en Angleterre. Au mois de novembre 2005 il créa les éditions Mille Poètes dont il devint l'éditeur en chef très rapidement. Guy Boulianne met désormais son expertise au service des éditions Dédicaces.

Le fantôme du quai d'en face est vendu par les éditions dédicaces à travers les liens ci-dessous. Ceux qui le souhaitent peuvent passer commande dès aujourd'hui. A partir du mois d'octobre le livre sera vendu à la toute nouvelle Librairie KEPKAA, 2000 boulevard Saint-Joseph Est, angle De Lorimier, Montréal.

Pour commander le livre il suffit de contacter l'éditeur ici : http://www.dedicaces.ca
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# Posté le dimanche 30 août 2009 12:44

Modifié le dimanche 30 août 2009 13:00

LA SAPOLOGIE : la jeunesse congolaise piégée

LA SAPOLOGIE : la jeunesse congolaise piégée
Le mouvement de la sape est indissociable du Parisianisme qui émerge à la M.E.C. (Maison des Etudiants Congolais), située au 20 rue Béranger dans le 3e arrondissement de Paris. Un immeuble Haussmannien de 5 étages acquis par l'Etat Congolais au début des années 60, pour héberger ses boursiers résidant en France. C'est sous le règne du P.C.T. (Parti des Contentieux Tribaux) que ce bel édifice perdra tout son lustre. Sans changer de sigle, la M.E.C. deviendra la Maison des Exclus Congolais. Avec cette nouvelle dénomination, elle va complètement échapper au contrôle de l'Etat Congolais. Les étudiants proches du pouvoir se verront proposer des postes à responsabilités au pays, tandis que les récalcitrants, pour survivre, vont abandonner leurs études et se lancer dans diverses activités pas toujours recommandables. Petit à petit, des choses bonnes et moins bonnes vont s'y mêler jusqu'à ce qu'elle soit vendue en 1983. A quel prix SASSOU NGUESSO l'a-t-il bradé ? Top secret, le brocanteur demeure silencieux.

Pendant des années, le ménage n'y sera plus assuré, si ce n'est épisodiquement par la seule volonté d'un résident bénévole nommé Ya Léonard. Souris et cafards vont parader dans les couloirs ; l'arrière cour sera transformée en dépotoir, des gens peu soucieux d'hygiène vont y balancer des ordures depuis leur fenêtre. Pour fuir la pestilence, des résidents souvent tirés à quatre épingles la journée, vont se pavaner au Café Béranger situé au N° 1 de la même rue et devant les chaînes métalliques faisant face au magasin TATI. Cet endroit baptisé "Hâ chaînes" par les exclus, deviendra le lieu de rencontre des "Parisiens". C'est là que tout dandy Congolais viendra tâter le pouls de la mode. La M.E.C. ne sera plus qu'un dortoir pour les "Parisiens" sapeurs habitués aux contrastes.

Au début des années 80, la classe dirigeante Congolaise dans son ensemble, assimilait les sapeurs, majoritairement originaires des quartiers sud de Brazzaville (Bakongo, Makélékélé, Météo, Mukunzingouaka...) à des délinquants juvéniles qu'il fallait appréhender, pour ne pas amplifier le phénomène de la sape. Nombreux sont ceux parmi les sapeurs qui se sont fait fouetter dans les P.S.P. (Postes de Sécurité Publique) pour renoncer à leur look jugé extravagant. Aujourd'hui, cette même classe dirigeante, qui ne s'est pas renouvelée depuis, semble participer au phénomène. Plusieurs ministres et notables se dépigmentent la peau et s'habillent comme des sapeurs (veste avec poches en billet et surpiqures sur les revers, paire de chaussures de grande marque et chemise à boutons de manchette).

Pour contrer leur impopularité grandissante, ces personnalités politiques devenues elles-mêmes extravagantes, vont arroser de millions de Francs Cfa, les musiciens des deux rives du Congo. A chaque sortie d'album, leurs noms seront scandés par un griot nommé Atarabou dans des chansons en guise de refrain. Certains barons du régime sont de coureurs de jupon et des amateurs de bordels et hôtels de passe qui pullulent un peu partout à Brazzaville et Pointe-Noire. Par discrétion, ces derniers évitent de fréquenter les mêmes bars que les "Parisiens". A bien voir de près, rien ne distinguent les uns des autres. Le ministre de la communication et porte-mensonge du gouvernement Alain AKOUALA-ATIPO, a été désigné (ou s'est autoproclamé) président d'honneur des sapeurs. Une journée a même été décrétée en l'honneur des sapeurs, journée à laquelle des jeunes Brazzavillois dés½uvrés prennent part, en se dandinant dans les ruelles dégelasses de la capitale.

Pour ajouter la cerise sur le gâteau, le Premier Ministre anticonstitutionnel Isidore MVOUBA, lui a initié la soirée des "Parisiens", c'est-à-dire des sapeurs résidant en France, qui généralement approvisionnent en habits et chaussures de marque, ceux restés au pays. Cette soirée mondaine se déroule régulièrement au mois d'août depuis 4 ans, à l'hôtel Méridien de Brazzaville, où un fastueux banquet attend les fameux "Parisiens". Pendant ce temps, les riverains affamés se contentent de l'odeur. Ce qui est tout de même étonnant, c'est que la plupart de ces "Parisiens" récemment débarqués en France, sont réfractaires à la modernité, préférant les ngandas aux bistrots Parisiens. Mais une fois au Congo, ils changent d'attitude pour épater leurs compatriotes démunis.

"Au pays des aveugles, les borgnes sont rois" dit-on ! Or, les ngandas que ces derniers ont l'habitude de fréquenter en France et ailleurs, sont souvent des buvettes crasseuses et enfumées, où les toilettes n'ont ni lunette, ni papier hygiénique. Pour ceux qui n'ont pas le réflexe de se promener avec des paquets de kleenex, c'est le désastre.

J'en sais quelque chose pour les avoir fréquenté de temps à autre. Dans les ngandas, les "Parisiens-Sapeurs" boivent comme des trous. Certains peuvent ingurgiter jusqu'à 12 litres de bière brune (8 à 6, Pelfort...) par soirée ; cette même bière affectionnée par les clochards pour se protéger du froid. Avec une sono souvent mal réglée qui diffuse un bruit assourdissant, les sapeurs sont tout heureux de mâchouiller quelques morceaux de mouton rassis (ntaba). Comportement étrange, pour des gens qui se prennent pour des gentlemen. Hormis, leurs belles fringues, ces gens ne cultivent aucune finesse. Les "Parisiens", tout comme leurs collègues sapeurs restés au pays, semblent s'accommoder de la saleté. Avec leur démarche décalée, ils enfoncent leurs souliers coûteux dans les immondices et la boue occasionnée par les pluies diluviennes au Congo Brazzaville. Les fondateurs de Weston, John Lobb ou Berlutti, marques préférées des sapeurs, doivent se retourner dans leur tombe en voyant cela.

Dépourvus d'imagination, les "Parisiens" ont transformé la sape en sapologie. Ce nouveau fléau est à combattre autant que la pandémie du sida. Le Congo-Brazzaville a pendant longtemps été considéré comme un modèle en matière d'éducation, affichant constamment jusqu'au milieu des années 90, un taux de scolarité remarquable (supérieur à 90 %), faisant des Congolais l'un des peuples les mieux éduqués du Tiers monde. Grâce à ses multiples écrivains et artistes talentueux, tels que les Sylvain MBEMBA, Jean MALONGA, TCHICAYA U' TAMSI, SONI LABOU TANSI, THEOPHILE OBENGA, Emanuel DONGALA, Franklin BOUKAKA, Pamelo MOUNKA, ZAO ... le Congo Brazzaville a jouit d'une très bonne réputation artistique au niveau mondiale. Mais avec l'arrivée de la sapologie (dont on se serait bien passé), le Congo Brazzaville, immense pépinière culturelle risque de perdre définitivement sa belle image déjà ternie par les guerres.

N'ayant aucun programme économique viable pour créer des emplois, le gouvernement Congolais n'a pas trouvé mieux que d'institutionnaliser la sapologie pour occuper les jeunes chômeurs. Les 15 août 2008 et 2009, lors de la fête nationale, une forte délégation de sapeurs s'est dandinée sur le boulevard Alfred Raoul. L'attitude ridicule de ces pauvres jeunes sans repères semble bien amuser les officiels Congolais se trouvant à la tribune. Cela montre à quel point l'Etat est en déliquescence dans notre pays. Personne ne récuse l'élégance et l'art de bien s'habiller, dont de nombreux Congolais sont friands. C'est plutôt l'ampleur que prend la sapologie qui provoque un malaise sociétale. En deux ans, les supports audio-visuels consacrés à la fois, aux sapeurs de France, d'Angleterre et de Brazzaville rivalisant de fringue et de frime, se multiplient pour vanter "les trésors" de leur Eldorado. Au lieu de s'exprimer dans leur langue maternelle qu'ils maitrisent à merveille, ces derniers, pour se donner une posture d'intellectuel, s'obstinent à s'exprimer dans un charabia insaisissable. Ces Congolais, pourtant marginaux, ont réussi à inonder de nombreux sites internet et médias complaisants. Bientôt, tout Congolais coquet se verra attribué l'étiquette de sapeur à cause de la Sape.

Que se trame t-il réellement derrière la sapologie ? Pour s'éterniser au pouvoir, SASSOU NGUESSO a adopté une nouvelle stratégie, celle qui consiste à encourager une frange de la jeunesse Congolaise (vivant dans les bastions hostiles à son régime) à se divertir, au lieu de s'éduquer pour ne pas prétendre un jour au trône qu'il espère léguer à sa progéniture. Pendant que les barrons du régime envoient leurs enfants étudier en Europe, en Amérique et au Maroc (pour ceux qui ne peuvent leur obtenir les visas des pays occidentaux), puisqu'au Congo Brazzaville, les écoles sont en lambeaux, des opportunistes mandatés par le gouvernement s'attèlent à organiser des concours de mode dans les quartiers déjà cités. Les enterrements qui sont depuis toujours, un lieu de deuil et de recueillement, se transforment progressivement en terrain d'exhibition. On y croise des jeunes demoiselles élégantes portant des grosses lunettes de soleil et des sacs Chanel ou Dior. Toute occasion est bonne pour frimer, pourvu d'être endimanché.

Ces sapeuses souvent incultes, n'ont pour seul loisir, que de scruter des catalogues de mode. Si le fléau de la sapologie n'est pas aussitôt éteint, dans une décennie, les quartiers sud de Brazzaville détiendront la plus forte densité d'analphabètes du pays. Les "Parisiens" n'ont pas encore réalisé, qu'en privilégiant l'habillement à la formation professionnelle, ils se retrouveront demain, démunis face aux étudiants pour qui ils ont peu de considération. De retour au pays, les premiers disposeront peut-être des malles d'habits griffés, mais les seconds eux, n'en n'auront qu'une, c'est-à-dire, un bagage intellectuel bien pesant. Qui dit mieux ? Les Evêques, Papes, et autres gurus de la sapologie (puisque certains en ont fait un véritable culte), devraient comprendre, qu'en participant aux défilés de sape, ils jouent le jeu du gouvernement et contribuent à compromettre leur propre avenir. La sapologie n'est rien d'autre qu'un cirque animé par une bande de clowns. Avec leur peau décapée et leur attitude ridicule, ils inspirent aux masses laborieuses une vague compassion. Il n'y a que le sot qui se complait de sa misère.

LA SAPOLOGIE : "La jeunesse Congolaise Piégée"
Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY
Ecrivain, documentariste, historiographe

Source : Patrick Eric Mampouya/France

# Posté le jeudi 27 août 2009 12:59

PAPA NATIONAL - l'irrésistible ascension d'un pion de la Françafrique

PAPA NATIONAL -  l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique
Pour votre information: Le combat au Congo-Brazzaville continue – Sassou ne craint rien autant que l'attention des ONG et des médias, les lumières internationales braquées sur son édifice de mensonges, son histoire criminelle (voir aussi le nouveau livre de la FCD “Sassou Nguesso – L'irrésistible ascension d'un pion de la Françafrique).

1 - FPOC : Réaction au discours d'investiture de monsieur Denis SASSOU NGUESSO. Auteur: Front des Partis de l'Opposition Congolaise

Le 14 août 2009, monsieur Denis SASSOU NGUESSO a prononcé son discours d'investiture à l'issue de son coup d'Etat électoral du 12 juillet 2009. Ce discours est un aveu cinglant d'échec, car, après 25 ans d'exercice sans partage du pouvoir, monsieur Denis SASSOU NGUESSO a reconnu « qu'en dépit de nos efforts multiformes, notre pays n'est pas encore, hélas, exempt de corruption, de concussion, de fraude, de détournements de deniers publics et d'autres actes tout autant répréhensibles que néfastes à l'accomplissement du bonheur collectif ». Poursuivant le constat d'échec de sa politique, il a indiqué : « Parmi les premières attentes de notre peuple, il y a l'espoir que s'arrête, rapidement, la dérive morale qui est entrain de gangréner notre société ». Ce qu'il ne dit pas, c'est que c'est lui, le premier responsable de la crise actuelle.

Présentant son nouveau projet de société, « Le Chemin d'Avenir », monsieur Denis SASSOU NGUESSO s'est contenté d'énoncer, en guise de perspectives pour son nouveau septennat, de vagues promesses d'industrialisation et de modernisation du Congo. C'est une véritable injure au peuple congolais et un parjure pour lui-même. Par ailleurs, au lieu d'assumer l'échec de sa politique, il l'attribue à ses collaborateurs, qualifiés de « dirigeants sans scrupules ni vertu » qui s'ébrouent dans la corruption et la jouissance. Son discours d'investiture est traversé de part en part, par le mensonge politique et la démagogie sociale.

I- Du mensonge politique

Au cours de la cérémonie de son investiture, monsieur Denis SASSOU NGUESSO a fait le serment « de respecter et de défendre la Constitution, de garantir le respect des droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques ». On se rappelle que le 14 août 2002, il avait fait exactement le même serment. Mais tout au long des 7 ans de son mandat qui vient de s'achever, monsieur Denis SASSOU NGUESSO a constamment violé la Constitution, notamment en ses articles 8, 9, 16, 19, 20, 21, 24, 27, 35, 48, 50, 69, 72, 137, 146.

Il a particulièrement violé la liberté d'aller et de venir, d'association, de réunion, de manifestation et de cortège (consacrée par l'article 21 de la Constitution), en interdisant à plusieurs reprises les activités des partis politiques de l'opposition, et surtout, en faisant tirer à balles réelles sur les militants et sympathisants du Front des partis de l'opposition congolaise (FPOC), au cours de leur marche pacifique du 15 juillet 2009. Dans la même veine, il a, depuis cette marche, procédé à des arrestations arbitraires des militants et sympathisants du FPOC et mis en place un plan d'arrestation de ses responsables.

Le 14 août 2009, le soir même de son investiture, il a ordonné l'interdiction de sortie du territoire de l'ancien Premier ministre, Ange Edouard POUNGUI, candidat de l'UPADS à l'élection présidentielle de 2009, dont il avait déjà invalidé la candidature. Le 16 août, l'ancien Premier ministre Ange Edouard POUNGUI s'est vu encore refusé la sortie du territoire à l'aéroport de Maya-Maya. Cette seconde interdiction de sortie du territoire qui a frappé Ange Edouard POUNGUI, apporte un cinglant démenti aux allégations mensongères du ministre congolais de la communication qui avait indiqué sur les antennes de RFI le 15 août, que cette interdiction était une mesure générale, valable uniquement pour la période de la fête de l'Indépendance.

Comme l'ancien Premier ministre Ange Edouard POUNGUI, le Général à la retraite, Emmanuel NGOUELONDELE-MONGO, président du Parti pour l'Alternance Démocratique, un parti membre du Front, qui voulait se rendre en France, a lui aussi été interdit de sortie du territoire, le lundi 17 août 2009. En considération de ce qui précède, on peut légitimement se demander, quel crédit peut-on accorder au serment de monsieur SASSOU NGUESSO de respecter et défendre la Constitution, les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques ?

En réalité, la cascade d'interdictions de sortie du territoire qui frappe les dirigeants du FPOC s'insère dans le cadre d'un plan concocté par le pouvoir en vue d'arrêter et d'emprisonner des responsables de l'opposition. En effet, sur instruction de monsieur Denis SASSOU NGUESSO, les services de sécurité ont dressé une liste de 15 responsables du Front que le pouvoir se propose d'arrêter sous le fallacieux prétexte qu'ils seraient impliqués dans un prétendu coup d'Etat qui serait préparé par l'opposition. Le journal Le Patriote (propriété de Jean Dominique OKEMBA, Secrétaire Général du Conseil National de Sécurité et Conseiller spécial de monsieur Denis SASSOU NGUESSO), s'est fait l'écho de ce plan dans son numéro 033 du 27 juillet 2009. On peut y lire à ce sujet : « la marche du 17 juillet dernier, organisée par l'opposition radicale en dehors de la réglementation en vigueur(...) visait à renverser les institutions de la République(...) Tous les ingrédients semblent être réunis pour affirmer que l'intention de créer les troubles dans le pays par l'opposition radicale est manifeste. Cette affaire au relent de putsch, fait actuellement l'objet d'une enquête »sic.

La décision d'arrêter 15 responsables du Front a été prise au cours d'une réunion du Conseil National de Sécurité, à la suite de la marche pacifique de l'opposition du 15 juillet 2009. Le but visé à travers ce complot imaginaire, monté de toutes pièces par le Conseil National de Sécurité sur ordre de son président, monsieur Denis SASSOU NGUESSO, est de décapiter le FPOC afin de ramener le Congo à une époque à jamais révolue, le monopartisme, système très prisé par monsieur Denis SASSOU NGUESSO.

Dans son discours d'investiture, monsieur Denis SASSOU NGUESSO a aussi prétendu, qu'il a été élu dans « la liberté et la transparence » et qu'au cours de son nouveau mandat, il lutterait contre la tricherie, la corruption, la concussion, la magouille, les détournements de deniers publics. Mais quel Congolais peut le croire, lorsque chacun sait qu'il n'a été « réélu » qu'en recourant à des fraudes massives, à la corruption, à l'achat des consciences, au bourrage des urnes, à la falsification des résultats sortis des bureaux de vote, bref en trichant ? Quel Congolais ne sait pas que sous le précédent septennat, la corruption, l'enrichissement illicite, les détournements de deniers publics, l'impunité ont été érigés en méthodes de gouvernement par monsieur Denis SASSOU NGUESSO, qui a supprimé le poste du ministère du contrôle d'Etat pour protéger les intouchables ?

On croit rêver lorsque l'on entend monsieur Denis SASSOU NGUESSO appeler de ses voeux l'excellence, alors que son mandat a été celui de la médiocrité. Il n'est un secret pour aucun congolais que monsieur Denis SASSOU NGUESSO rend ses collaborateurs opportunistes, béni oui-oui et médiocres. Quant à l'éthique, il n'en a cure. C'est sous ses 25 ans de règne que le Congo a connu la crise morale la plus grave de son histoire. Par exemple, en violation de l'article 72 de la Constitution qui dispose : « Dans leurs fonctions, le président de la République et les ministres ne peuvent par eux-mêmes ou par intermédiaire, ni rien acheter, ni rien prendre en bail qui appartienne au domaine de l'Etat », il a acquis des entreprises, des hôtels, des banques et bâtiments publics à des prix modiques, bradant ainsi le patrimoine national à son profit.

De même qu'il ne parle de démocratie, de transparence et de paix que pour mystifier l'opinion nationale et l'opinion internationale, de même monsieur SASSOU NGUESSO ne parle d'excellence et d'éthique que par abus de langage. Depuis son accession au pouvoir, il s'est tristement illustré par la mal-gouvernance et la dérive dictatoriale et partisane du pouvoir.

II- De la démagogie sociale

Sur le plan social, monsieur SASSOU NGUESSO prétend qu'au cours de son nouveau mandat, le peuple congolais passera de l'espérance à la prospérité. Il lui promet l'eau potable, l'électricité, les emplois, des salaires décents, bref, une vie digne. Tout cela n'est que promesse démagogique. En effet, de 2003 à 2009, le gouvernement congolais a engrangé plus de 11 mille milliards de F CFA, au titre du budget de l'Etat et des excédents pétroliers. Avec cette somme colossale, monsieur SASSOU NGUESSO aurait pu donner aux Congolais, de l'eau potable, l'électricité, des emplois, du pouvoir d'achat, des logements décents, des formations sanitaires et scolaires dignes. Or, il n'a rien fait de tout cela. La manne pétrolière n'a eu aucune retombée sur le vécu quotidien des Congolais, car, 70% de ces derniers vivent encore en dessous du seuil de pauvreté. Et ce n'est pas au moment où le cours du baril de pétrole a chuté de façon dramatique, que monsieur SASSOU NGUESSO fera ce qu'il n'a pas pu faire, alors qu'il en avait les moyens.

Il a préféré par exemple, consacrer près de 300 milliards de F CFA tirés du Trésor public, à sa campagne électorale, plutôt que d'investir cette énorme somme dans des créneaux porteurs comme la création des emplois, l'école, la recherche scientifique et technologique, la santé, l'eau potable, l'électricité, les logements sociaux, etc. Cet investissement rentable, aurait contribué sans nul doute, à l'amélioration de l'accès des populations aux services sociaux de base. En tout cas, avec les 11 mille milliards de FCFA engrangés depuis 2003, monsieur SASSOU NGUESSO, aurait pu faire mille fois ce qu'il a fait jusqu'ici et autour duquel, ces griots font tant de battage. Le peuple congolais n'est pas dupe. Il sait que monsieur SASSOU NGUESSO ne pense qu'à lui-même, à sa famille, à ses partisans et ses clients. Il n'attend donc rien de son nouveau mandat. Comme le disait un jeune Brazzavillois sur les antennes de France 24, le 12 juillet 2009 : « Sept ans de SASSOU, c'est 7 ans supplémentaires de souffrance extrême pour le peuple congolais ». Les promesses socialesde monsieur SASSOU relèvent de la pure démagogie.
Qu'on se rappelle :

1- Qu'en 2007, monsieur SASSOU NGUESSO avait proclamé que désormais le traitement des dossiers des fonctionnaires admis à la retraite serait automatique. Aujourd'hui, les dossiers des fonctionnaires admis à la retraite depuis 2008, ne sont toujours pas traités et les intéressés n'ont pas toujours touché leur pension, un an, après leur départ à la retraite ! Même des dossiers de fonctionnaires admis à la retraite depuis 2006, ne sont toujours pas traités.

2- Qu'en 2008, Monsieur SASSOU NGUESSO avait déclaré que les enfants âgés de 0 à 15 ans seraient soignés gratuitement dans toutes les formations sanitaires publiques, chaque fois qu'ils souffriraient du paludisme. Dans la pratique, il n'en est rien.

3- Que tous les malades du Sida bénéficieraient d'une gratuité en examens médicaux et en soins. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas pour tous.

4- Qu'en 2008, monsieur SASSOU NGUESSO avait promis la gratuité des manuels scolaires dans tous les établissements publics. Ici aussi, cette promesse n'a pas été tenue, comme il fallait s'y attendre.
Instruit par l'expérience, le peuple congolais ne croit plus aux promesses sociales mirobolantes de monsieur SASSOU NGUESSO. Il ne souhaite qu'une chose : son départ au plus vite du pouvoir, car, le mal congolais, c'est monsieur SASSOU NGUESSO. Après 25 ans d'exercice sans partage du pouvoir, son bilan est globalement négatif.

Aussi, le FPOC, appelle-t-il le peuple à ne pas se laisser divertir par le mensonge politique et la démagogie sociale de monsieur SASSOU. Il l'invite à rester vigilant et prêt à répondre à l'appel du Front, en vue de la poursuite par les moyens légaux et légitimes, du combat pour l'alternance démocratique au Congo.

Fait à Brazzaville, le 19 août 2009
Le Collège des présidents

Source : "Susanne Shigihara"
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# Posté le mercredi 26 août 2009 09:43