On l'a souvent qualifié de rêveur, rebelle, révolté, subversif. Ce sont plutôt là des indications qui justifient ses expériences et sa vision du monde. En aalternance avec ses études de droit public à l'université Marien Ngouabi de Brazzaville, il s'est formé aux techniques théâtrales entre 1986 et 1992 aussi bien au CFRAD (centre de Formation et de Recherche en Art Dramatique) de Brazzaville que dans diverses compagnies privées. Il a été initié tour à tour au chant, au mime, à la danse, au conte, aux arts clownesques et à l'écriture et à croisé des personnalités généreuses dont l'apport a déterminé le reste de son chemin.
De Brazzaville à Dakar, en passant par Rome, Ouagadougou, Paris, Bruxelles, il a travaillé avec et ou sous la direction d'artistes, passeurs de mots et de rêves, à l'instar de Rubia Matignon, Valérie Brancq, Jean Claude Loukalamou, Nicolas Bissi, Gilles Butin, Lionel Pouliquen, Georges Mboussi, Guy Stanislas Matingou, Danièle Rétif, Paul Milongo, Clémentine Magiera, Anna Wolf, Annet Henneman, Gianni Calastri, Françoise Danjoux, Eric Mampouya, Loredana Mauro, Nino Del'angelo, Lamine Ndiaye, Bernard Sallé, Gilles Boyer, Nzey Van Musala, Sylvain Massé, Francesco Petti, Arthur V. Batouméni. Des noms, mais surtout des fraternités somptueuses qui témoignent le parcours atypique d'un artiste miné par l'aventure intérieure.
Il a dirigé de nombreux chantiers sur les travaux de Bernard Dors, Artaud, Brecht, Stanislavski, Grotowski, Tchekhov, Brook, et monté une dizaine de créations personnelles. Les plus connues : « l'Ile des enfants perdus, Y a t-il une âme dans mon vers ». Au cinéma, 2 rôles lui ont été confiés : le 1er avec « L'épreuve du feu » réalisé à en 1992 par Camille Mouyéké, et le 2e avec « Les nuits d'Antoine » par Olivier Michaux et Jean-Pierre Makosso en 1997. Comme conteur, il a raconté dans le réseau éducatif, les hôpitaux, les prisons, les veillées pour tous les ages, mêlant contes d'ici et d'ailleurs, s'inspirant des scènes du quotidien, des situations les plus banales mais non moins cocasses et baroque.
À Pointe-Noire, au Congo Brazzaville, entre 1993 et 2001, il a enseigné le Français et le théâtre au lycée. De cette expérience sont nées les Journées culturelles de et pour l'enfance et la jeunesse, un festival que le Ministère de la jeunesse a soutenu. De juillet 2001 à juin 2003, Guy Alexandre Sounda a tourné dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina, Gambie, Côte d'Ivoire, Cap Vert, Niger, Mali, Togo) avant de s'installer au Sénégal dans le cadre d'une résidence implantation qui a débouché sur un festival : le chantier international de théâtre jeune public à Kaolack, ville située à 400 kms de Dakar.
Guy Alexandre Sounda réside actuellement en Italie et travaille régulièrement entre la France, la Suisse, Belgique et l'Italie.

